Odyssée Capillaire

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          Ça manque cruellement d’intimité, par ici. En fait, je m’efforce à chaque article de ne pas en raconter trop sur moi, mais ça débouche sur l’excès inverse : de l’impersonnel. Aujourd’hui, je vais donc vous conter – oui, j’ai bien employé le verbe « conter », mon histoire capillaire ; ou comment je suis passée d’un paillasson à une crinière lisse et soyeuse.

          Tout commence autour de mes douze ans, à l’âge ingrat où on a de superbes idées, comme couper ses longueurs pour faire une coupe courte comme telle actrice dans telle série. Bizarrement, ça ne rend jamais pareil. Et à leur repousse, mes cheveux ne seront plus jamais comme avant. Mais ça ne me suffit pas, et je décide alors de me faire une frange. Tout le monde sait qu’une frange se doit d’être parfaitement lisse pour être un minimum crédible. C’est à ce moment que je rencontre mon premier lisseur.
Quelques années passent, je quitte la frange pour une mèche plus conventionnelle, pour ressembler à la totalité des filles du collège avec la « coupe à un œil ». Je crois que c’est à cette période que la raideur de ma crinière commence à m’obséder… Ah, jours sombres qu’il vaut mieux oublier (comme celui où, non satisfaite du résultat, j’ai jeté l’appareil au sol de toutes mes forces pour le voir se fracasser contre le carrelage de la salle de bain… Moi ? Impulsive ???).

          Autour de 14 ans, ces gens qui étaient mes amis et me voulaient du bien lâchent quelques réflexions de temps à autres : on parle de « crinière de lionne », de « paillasson », on me dit « ouh lala, tu te lisses les cheveux toi, non ? Parce que ça se voit… ». Bref, j’ai un paquet de cheveux pétés sur le crâne aussi doux que du papier de verre. Je vous montre, au passage, une photo de ces belles années, quand j’étais aux Etats-Unis et que les prises françaises ne fonctionnaient pas : voilà à quoi ressemblait cette splendeur capillaire au naturel. De quoi faire rêver – et cauchemarder les coiffeurs à qui je demandais des brushings qu’ils obtenaient après des heures de travail à suer par-dessus ma tête.

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          Finalement, je lâche le lisseur traditionnel pour tester une solution plus radicale : le lissage japonais. On m’en a parlé, je me suis renseignée sur internet, et il paraît que c’est magique. Ne jamais avoir à se coiffer et avoir les cheveux raides comme des baguettes rien qu’en sortant de la douche ? Parfait. Alors je tente, et je le ferai trois à quatre fois environ (le lissage tient environ 6 mois, puisque le naturel revient au galop à la repousse).
Les hics à cette méthode : pendant les premiers jours, la masse capillaire est tellement plate que je ressemble à un écureuil trempé ; mais surtout, le prix d’un mois de loyer qui te fait sentir que tant pis, t’as des cheveux de m*rde et qu’il va falloir t’y faire si tu veux pas donner une crise cardiaque à ton banquier.

          Au moment où je sens que la fin de la guerre est proche et qu’il va falloir capituler devant Mère Nature, L’Oréal a la bonne idée de s’associer à Rowenta pour sortir un produit révolutionnaire : le Steam Pod. Gloire à l’homme et au progrès technologique, gloire à l’innovation et la créativité de l’homme.

          Le Steam Pod, c’est un lisseur à vapeur qui n’abîme pas les cheveux mais les répare – associé à deux produits spécialement conçus pour son utilisation, tout en les rendant brillants et plus résistants. Le meilleur dans tout ça, c’est que plus on l’utilise, plus les cheveux deviennent lisses au naturel. Un cercle vertueux, de quoi ravir les économistes. En plus, le prix de l’appareil est loin d’être excessif (environ 200€, les produits à environ 20€ mais qui tiennent plus de six mois).

          Désormais, on me complimente régulièrement sur mon ancienne tignasse devenue digne d’une publicité et qu’on jalouse, et les coiffeurs prennent plaisir à s’en occuper.

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2 réflexions au sujet de « Odyssée Capillaire »

  1. J’ai eu ma réponse, merci pour cet article ! mes cheveux et moi c’est aussi toute une histoire, ils étaient raides et blonds et sons devenus souples et châtain/roux, c’est à n’y rien comprendre… les tiens ont une couleur superbe, la chance !!

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